Sur le jardin de Guillevic – en l’absence de Guillevic
A la manière de Guillevic
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à Guillevic
| Qui réveille-t-elle, ta lumière? |
| Qui, ton ombre, va-t-elle endormir? |
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| Vient se coucher sur tes herbes. |
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| Mais elle s’en lève vierge. |
| Pas d’yeux pour l’embrasser. |
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| La reine-claude attend sur sa rame |
| Une bouche qui songerait à elle. |
| Puis elle tombe sur terre. |
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| Un petit pétale de géranium |
| Attend un peu sur sa tige. |
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| L’herbe folle se mêle à l’herbe sage, |
| Elle attend qu’une main réveuse l’arrache. |
| Puis elle foisonne de mieux. |
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| Que de doutes qui te tentent. |
| Mais tu restes infléxible |
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(La Forêt-Sainte-Croix, 2/8/1961) |
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